Au Camp des Loges, le samedi 2 décembre
Comment avez-vous pris ce report de la 16e journée de L1 face à Toulouse ?
Guy Lacombe : « Je l’ai appris par mon Président, Alain Cayzac, qui a été averti par la Préfecture de Police. En tant que citoyen républicain et à titre personnel, ça me parait une décision sage. Il faut du temps pour cicatriser après une telle blessure morale. Les événements de Nancy ont également aggravé le climat. Je pense aussi que les déclarations de Mounir, le supporter blessé par balle, doivent faire réfléchir tout le monde et notamment les supporters. Il a eu des mots sages et apaisants. »
Sportivement, êtes-vous déçu de ce report ?
Guy Lacombe : « C’est un débat de société et non footballistique. Les conditions n’étaient pas réunies pour jouer un match de football. La Préfecture de Police le pense aussi. Les joueurs acceptent également cette annulation. Il est arrivé que le monde sportif ait regretté d’avoir maintenu des rencontres. Maintenant, ce report est une bonne chose pour que les sentiments de tous s’apaisent. Les supporters partagent également ce point de vue. »
Comment expliquez-vous cette manifestation de violence ?
Guy Lacombe : « C’est un problème de société qui s’est passé à l’extérieur du stade et plus de trente minutes après le match. Il s’est également passé des événements similaires à Nancy récemment. Les stades d’Espagne et d’Angleterre ont aussi connu de telles situations. Si les Anglais ont su les éradiquer au sein de leur enceinte sportive, nous savons bien que les problèmes persistent à l’extérieur. Tous les pouvoirs publics doivent lutter contre ces évènements, mais c’est un travail qui prend du temps ! »
Comment avez-vous pris ce report de la 16e journée de L1 face à Toulouse ?Guy Lacombe : « Je l’ai appris par mon Président, Alain Cayzac, qui a été averti par la Préfecture de Police. En tant que citoyen républicain et à titre personnel, ça me parait une décision sage. Il faut du temps pour cicatriser après une telle blessure morale. Les événements de Nancy ont également aggravé le climat. Je pense aussi que les déclarations de Mounir, le supporter blessé par balle, doivent faire réfléchir tout le monde et notamment les supporters. Il a eu des mots sages et apaisants. »
Sportivement, êtes-vous déçu de ce report ?
Guy Lacombe : « C’est un débat de société et non footballistique. Les conditions n’étaient pas réunies pour jouer un match de football. La Préfecture de Police le pense aussi. Les joueurs acceptent également cette annulation. Il est arrivé que le monde sportif ait regretté d’avoir maintenu des rencontres. Maintenant, ce report est une bonne chose pour que les sentiments de tous s’apaisent. Les supporters partagent également ce point de vue. »
Comment expliquez-vous cette manifestation de violence ?
Guy Lacombe : « C’est un problème de société qui s’est passé à l’extérieur du stade et plus de trente minutes après le match. Il s’est également passé des événements similaires à Nancy récemment. Les stades d’Espagne et d’Angleterre ont aussi connu de telles situations. Si les Anglais ont su les éradiquer au sein de leur enceinte sportive, nous savons bien que les problèmes persistent à l’extérieur. Tous les pouvoirs publics doivent lutter contre ces évènements, mais c’est un travail qui prend du temps ! »

Guy Lacombe : « Un mort est le pire événement qui soit. Il faut maintenant faire preuve de sagesse pour que cela ne se reproduise jamais. D’ailleurs, Mounir a fait une déclaration sage. Il a pris une balle dans la peau, c’est grave ! Nous n’allons pas au stade pour mourir. Je crois que son appel au calme a été sensé. Dans tous les stades, se côtoient différentes idéologies mais c’est un débat de société. S’ils ont le droit d’exister et de vivre, il ne faut pas que la violence se manifeste dans un stade. Jeudi dernier, nous avons dépassé le cap de l’horreur ! Il faut endiguer ce phénomène car certains gestes ne doivent plus être présents dans les stades. Le football est un moyen d’éducation et il doit reprendre ses droits. La presse doit également apaiser les esprits. »
Le PSG a décidé d’adresser un communiqué via la presse nationale… Guy Lacombe : « Le Club et ses salariés ont décidé d’exprimer leur pensée. C’est tout à fait ce que l’on pense par rapport aux événements : ‘’Non au racisme, non aux discriminations, non à l’antisémitisme, non à la violence, on ne va pas au stade pour mourir…’’. Mes joueurs et moi-même adhérons à ce discours ! »
Le football doit rester un jeu… Guy Lacombe : « Exactement, car, tous les jours, le sport prône la tolérance et le mélange des cultures. Nous sommes sur un terrain de tolérance avec des Blancs, des Noirs, des Italiens, des Tchèques… Nous vivons également dans un pays privilégié et nous devons en avoir conscience. Une réflexion collective est nécessaire. Si tout le monde en prenait conscience, cela permettrait de ne plus assister à ce type d’évènements malheureux. »
Les prochaines échéances sportives arrivent tout de même dès la semaine prochaine… Guy Lacombe : « Nous avons des rencontres intéressantes à jouer. Le week-end prochain, nous irons à Lyon avec l’envie de bien faire et de remonter au classement de L1. Puis, nous recevrons le Panathinaikos en Coupe UEFA quelques jours plus tard. Dans notre situation sportive, nous devons bien faire et nous relancer. Après ces moments difficiles, j’espère que nous tirerons la sagesse et la volonté nécessaires pour relever la tête. »
Qu’allez vous concocter à vos joueurs pour les prochains jours d’entraînement ? Guy Lacombe : « Nous allons récupérer et faire des entraînements adaptés à chacun. Nous devons nous reposer et nous régénérer surtout avec les nombreux matches que nous venons de jouer. »
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